Communiqués de presse

La CSEM apporte un important soutien aux élèves autochtones à risque

EMSB provides important support to Indigenous students at risk
Montréal - mercredi, avril 2, 2025

La Commission scolaire English-Montréal est fière d’assurer le volet pédagogique au centre Ulluriaq de NDG qui soutient les élèves autochtones à risque en faisant le pont entre la culture et l'éducation.

Selon le responsable Ophir Benjacob, Ulluriaq est une école innovatrice qui accueille des garçons du Nunavik, au Québec, principalement ceux des communautés de la péninsule d'Ungava et des environs. Gérée par le Centre de santé Tulattavik de l'Ungava, l'école offre des services éducatifs aux adolescents à risque et neurodivergents, et ce, dans un cadre qui privilégie le lien culturel et l'apprentissage par la pratique.

Lorsque la CSEM a pris en charge la composante pédagogique d'Ulluriaq, elle s'est engagée à faire preuve d’accommodement culturel et de respect. À l’origine sous la supervision de l'école secondaire innovatrice Mountainview de Côte Saint-Luc, Ulluriaq s'est rapidement distinguée par son approche alternative unique, adaptée aux besoins spécifiques de ses élèves.

« Pour bon nombre de nos garçons, la scolarité traditionnelle a été soit inexistante, soit profondément traumatisante, souligne M. Benjacob. Conscients de la situation, nous avons redéfini l'éducation en mettant la culture et l'apprentissage pratique à l’avant-plan. Plutôt que d’imposer aux élèves d’étudier les matières en silo, nous les intégrons dans des activités constructives telles que la sculpture sur pierre et le travail du bois, des pratiques qui font appel tout naturellement aux mathématiques et aux sciences de la terre. Cette approche a transformé l'expérience d'apprentissage, rendant l'éducation accessible et attrayante. »

 Cette année, en collaboration avec Raymond « RJ » Johnson et Kurt Kerschl, agents de développement pour le soutien aux autochtones à la CSEM, Ulluriaq a fait d'importants progrès. Un attaché culturel, qui parle couramment la langue et qui est attentif aux nuances culturelles de nos élèves, a été recruté. L’école a également fait l'acquisition de deux grands congélateurs qui sont régulièrement approvisionnés en aliments traditionnels du pays tels que le phoque, le caribou, l'omble chevalier et le béluga. Ces aliments sont préparés par l'attaché, renforçant ainsi un lien vital avec le patrimoine des garçons.

 De plus, grâce à la CSEM, Ulluriaq a obtenu un financement adéquat pour agrandir son atelier de menuiserie, offrant aux élèves un espace structuré pour développer leurs compétences manuelles. L'an prochain, ils ouvriront un petit atelier de réparation de moteurs, une compétence inestimable pour la vie dans le Grand Nord, où les motoneiges et les véhicules tout-terrain sont essentiels pour le transport hivernal.

 « À Ulluriaq, nous ne sommes pas seulement là pour enseigner, nous jetons les bases de la résilience, de l'autosuffisance et de la fierté culturelle, explique M. Benjacob. En allant à la rencontre de nos élèves sur leur terrain, tant sur le plan scolaire que culturel, nous démontrons que l'éducation peut être un outil d'autonomisation, et non un obstacle à la réussite. »

 Enfant, M. Johnson-Brown a grandi dans le système de protection de l'enfance. « Je me suis senti immédiatement interpelé lorsque j'ai appris que nous fournissons des services éducatifs aux jeunes dans un établissement sécurisé, qu'ils soient issus du système judiciaire ou du système de protection de l'enfance, a-t-il déclaré. « Ces jeunes sont souvent déconnectés de leur foyer et de leur communauté, et cette réalité est devenue ma priorité principale. »

 

« Beaucoup parmi ces jeunes parlent l'inuktitut, pas l'anglais ni le français. C'est une expérience tellement surréaliste et déroutante que d'être éloigné de son domicile, de sa culture et de sa langue, pour être placé dans un environnement où l'on peine à saisir ce qui se passe. Heureusement, grâce à de solides relations communautaires, Kooyoo a été appelée en renfort pour soutenir ces jeunes. Elle offre non seulement une accessibilité linguistique, mais aussi un sentiment de familiarité et de connexion culturelle. La présence de quelqu'un qui parle leur langue fait une différence significative pour les aider à surmonter et à gérer le choc culturel. »

 Johnson-Brown a exprimé sa gratitude envers le projet Nunavut, qui s'associe aux chasseurs du Grand Nord pour faire en sorte que ces jeunes aient accès à des repas nutritifs dans le respect de leurs habitudes alimentaires traditionnelles.

 « Les régimes alimentaires occidentaux dans les centres urbains ne sont pas les mêmes, et lorsque nous voyons apparaître des problèmes de santé, nous devons examiner tous les aspects de la vie des élèves pour nous assurer que leurs besoins sont comblés, de s’exclamer M. Johnson-Brown. Malgré ces progrès, nous sommes toujours confrontés à des défis pour répondre aux besoins uniques de ces jeunes. Devant le financement incertain de la part du gouvernement du Québec et les obstacles liés aux achats, il reste encore beaucoup de travail à accomplir. »

 

Voici un excellent court métrage d'initiation à la culture inuite pour vous permettre d'en apprendre plus :https://www.msn.com/en-ca/video/other/one-of-the-most-remote-tribes-in-the-world/vi-AA1BzdVM?ocid=socialshare&cvid=ca0d9dff0fa54300b9a9a49fe532594f&ei=60

À propos de la Commission scolaire English-Montréal
Forte d’un effectif de plus de 35 000 élèves composé de jeunes et d’adultes, la Commission scolaire English‑Montréal (CSEM) est la plus grande commission scolaire publique anglophone du Québec. Fondée le 1er juillet 1998 dans la foulée de la création des commissions scolaires linguistiques par le gouvernement du Québec, la Commission compte un réseau de 73 écoles et centres. Pour en savoir davantage, veuillez consulter le site Web de la CSEM à l’adresse www.emsb.qc.ca.

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